SURF

Connexion H2O

Plus exactement c’est « H2O avec du chlorure, sulfate, bromure, ions sodium, magnésium,  fer, baryum… et un million d’autres molécules ». Vous avez compris, l’eau de mer nous rend accro.

 

Il y a tellement de sorte d’addiction différente. Parmi elles, des plus ou moins légales, plus ou moins douces… Soyons sage, cette fois, parlons d’une qui est autorisée. Le sport est connu pour libérer la molécule du bonheur (foutue chimie) : l’endorphine. Mais il n’y a pas que l’effort physique qui est intense, il y a tout ce qu’il y a autour.

À la maison on a toujours parlé de cette force de l’effort. Mon père ? Un sportif, à mes yeux, incroyable. Vélo, triathlon, ironman et même des championnats du monde. D’autres l’ont fait, mais lui c’est mon papa. Alors oui, prendre du temps pour s’entrainer, comprendre les éléments, parler matériels, sauter une grâce matinée pour aller dehors ? Pas de problème. Au contraire, ça finit par vous forger un sacré caractère!

Grâce au surf, un réel changement de vie est possible. J’avais du mal à y croire, je pensais  largement « vivre » sans. Je me sentais de tester mes limites et de faire une pause. Je n’étais pas une grande surfeuse, j’allais dans l’eau de temps en temps, c’est tout. À peu près tout… Je passais mon temps à regarder la mer quand je n’étais pas dedans. Mais ça, on s’en rend compte plus tard. On n’est pas vraiment conscient quand on se lève le matin, mais la première chose que l’ont fait, c’est d’ouvrir ses volets pour regarder la mer au loin. Quand tu rentres de la fac le weekend, tu descends du train, tu es fatigué, tu as du boulot, t’es à la bourre dans ta vie, pourtant tu fais un détour à pied pour passer regarder l’horizon.

Je reconnais la chance incroyable que j’ai eu de naître au bord de l’eau. Mais j’en suis encore à me demander, comment ce simple paysage peut-il, à lui seul, vous envoyer cette molécule de bien-être ? Je ne suis pas entrain de faire du sport, je suis juste posée sur les galets, en soi, ça fait plus de mal que de bien… Mais non, tu es là et tu souris. Tu déconnectes, tu libères ton esprit.

Lorsqu’il n’y a pas eu de bonnes « sessions » depuis un moment, on est un peu plus à cran. Je me suis juste demandé pourquoi : est-ce le simple fait d’être en manque d’activité physique, ou celui du contact avec la mer ? La réponse paraît simple quand tu penses au fait que quand la houle est encore absente, tu peux aller courir, te bouger à la salle (la flemme l’emporte si souvent malheureusement) ou faire du yoga ! Tu peux te dépenser, mais c’est insuffisant. L’air marin est à lui-même ta dope. Par conséquent, le surf est une DOUBLE drogue… donc une bonne excuse pour sécher le boulot.

J’ai eu envie de vous parler de tout ça grâce à une balade en mer d’il y a quelques jours. Un tour de voilier en face des côtes Dieppoises. C’est une discipline si complexe et si belle. On a toujours eu besoin de se déplacer. S’ouvrir au monde par l’océan est la plus belle des techniques. C’est encore là une autre forme de potion du bonheur reliée à l’eau. Le capitaine sachant jouer avec le vent, les courants, les milliiiiiiiiards de cordes… tout en te servant une tasse de thé! Le but étant de glisser le plus naturellement possible vers une nouvelle destination.

Toutes les formes d’addiction sont différentes. Je considère celle de l’océan bien réel, & vous ?

 

 

 

 

 

 

Surf - Skate - Urbex. 23 years old traveler from France.

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